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La mâche, de la rosette fraîche au saladier

La mâche, de la rosette fraîche au saladier

La mâche est une petite salade d’hiver en rosettes, douce et tendre, que l’on cueille d’octobre à mars : on la choisit ferme et luisante, on la lave dans plusieurs bains d’eau froide et on l’assaisonne légèrement, avec de la betterave et des noix. Appelée aussi doucette selon les régions, elle forme de petites rosettes de feuilles arrondies, d’un vert profond. C’est l’une des rares salades de plein hiver : elle pousse par temps froid et se récolte quand les laitues ont disparu des jardins. Sa saveur est douce, légèrement sucrée, avec une texture tendre et un peu charnue.

La mâche, une salade de l’automne à la sortie de l’hiver

Semée à la fin de l’été, elle se cueille d’octobre à mars environ, parfois jusqu’en avril selon les régions, et supporte bien le froid. La région nantaise en est le principal bassin de production en France. Les rosettes se récoltent entières, coupées juste sous le collet, ce qui leur garde leur forme en petit bouquet.

Rosettes fermes et feuilles luisantes : une mâche bien fraîche

Une belle mâche a des feuilles fermes, luisantes, sans jaunissement ni taches humides. Les rosettes doivent sentir le végétal frais ; une odeur de fermentation ou des feuilles collées entre elles trahissent un produit trop ancien. Les plus petites rosettes sont souvent les plus tendres. Riche en eau, la mâche apporte aussi des fibres et compte parmi les rares verdures fraîches de la saison froide.

Laver la mâche sans abîmer ses feuilles

Poussant au ras du sol, la mâche retient souvent un peu de terre ou de sable. La laver dans plusieurs bains d’eau froide, en la soulevant à la main plutôt qu’en la versant dans une passoire, pour que les impuretés restent au fond, puis la laisser égoutter ou la sécher délicatement. Non lavée, elle se garde deux à trois jours au réfrigérateur dans une boîte fermée.

Si les rosettes sont grosses, on peut retirer la petite base terreuse du collet avec la pointe d’un couteau, sans séparer les feuilles : le bouquet reste joli dans l’assiette. Lavée trop tôt, la mâche ramollit vite ; mieux vaut la préparer juste avant le repas et l’assaisonner au moment de servir, car la vinaigrette la fait retomber en quelques minutes.

Betterave, noix, œuf mollet : les compagnons de la mâche

Le duo mâche-betterave est un classique des tables d’hiver, souvent complété de cerneaux de noix et d’une vinaigrette à l’huile de noix : la salade de mâche à la betterave, à la pomme et aux noix en donne une version complète, et la betterave peut aussi se servir crue, en salade de betteraves rouges râpées, à côté de quelques rosettes. La mâche accompagne aussi des pommes de terre tièdes, un œuf mollet, des lardons, du saumon fumé ou un chèvre. Crue, elle se pose en dernière minute sur un velouté chaud ou se glisse dans un sandwich. Sa finesse supporte mal les sauces lourdes : une cuillerée d’huile de noix et un filet de vinaigre de cidre suffisent pour tout un saladier. Autre salade d'hiver, la chicorée scarole apporte une légère amertume qui contraste avec la douceur de la mâche dans un même saladier.

Questions fréquentes sur la mâche

Peut-on manger la mâche cuite ?

Oui, même si on la mange surtout crue. Elle se fait tomber quelques instants à la poêle comme des pousses d’épinard, ou se mixe en fin de cuisson dans une soupe pour lui donner une couleur verte et une note douce. Une cuisson longue lui fait perdre sa texture.

Faut-il couper les racines de la mâche ?

Il suffit de retirer le petit bout de racine ou de terre qui reste sous le collet. Garder la rosette entière évite que les feuilles se dispersent et s’abîment au lavage.

Pourquoi ma mâche est-elle amère ou filandreuse ?

Des rosettes montées, aux feuilles allongées, ou récoltées en fin de saison quand les jours rallongent, sont souvent moins tendres. Les petites rosettes bien fermes restent les plus douces.

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