Petite, ronde, vert doré et souvent tachetée de rouille, la prune Reine-Claude doit son nom à Claude de France, épouse de François Ier. Sous sa peau fine se cache une chair jaune-vert, juteuse et très sucrée, qui fait d'elle l'une des prunes de table les plus recherchées. Le nom couvre une petite famille : la Reine-Claude dorée, la plus répandue, mais aussi la Reine-Claude d'Oullins, plus grosse, ou la Reine-Claude violette.
Une prune de la fin de l'été
Selon les variétés et les régions, les Reine-Claude se récoltent de juillet à septembre, la dorée surtout en août. Mûre, elle se détache facilement de la branche, prend une teinte plus jaune et dégage un parfum de miel. Un fruit fendu par la pluie ou piqué par les guêpes ne se garde pas : il se mange ou se cuisine le jour même.
Bien choisir et garder les Reine-Claude
Une pruine blanchâtre sur la peau est bon signe : cette fine couche cireuse naturelle disparaît quand les fruits sont trop manipulés ; mieux vaut ne laver les fruits qu'au moment de les manger. Les prunes doivent céder un peu sous le doigt sans être molles. À température ambiante, elles achèvent de mûrir en un ou deux jours ; au réfrigérateur, dans le bac à légumes, elles tiennent trois ou quatre jours de plus. Pour les garder plusieurs mois, les dénoyauter, les étaler sur un plateau au congélateur, puis les ranger en sachet.
Tartes, confitures et compotes de Reine-Claude
Crue, elle se suffit à elle-même. À la cuisson, sa douceur demande peu de sucre :
- en tarte, coupées en deux et serrées sur une pâte brisée, peau vers le bas ;
- en confiture, avec environ 600 à 700 g de sucre par kilo de fruits dénoyautés et un jus de citron ;
- en clafoutis ou en compote, parfumée d'une gousse de vanille ou d'une branche de romarin ;
- au sirop, en bocaux stérilisés, pour retrouver leur goût d'été au cœur de l'hiver.
Comme toutes les prunes, elle apporte des fibres, qui expliquent son effet sur le transit lorsqu'on en mange beaucoup.















